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Réussir ses images - 4 Règles de base

4 règles de base.

Par Jean Plas

Avant de se lancer dans des manipulations inédites, maîtriser les quatre règles de base s’impose. Bien contrôler la mise au point, la balance des blancs, l’exposition et la vitesse d’obturation figurent, en effet, parmi les priorités pour réussir ses images.

1. - La mise au point

La mise au point est une opération fondamentale pour reproduire des images précises. Sur tous les caméscopes, elle peut s'effectuer automatiquement (autofocus) ou manuellement. Dans le premier cas, selon les performances de l'appareil, elle atteint plus ou moins vite ses limites.

Les situations les plus usuelles où le système automatique ne fonctionne pas correctement sont les suivantes : quand deux sujets sont situés à des distances différentes et se recoupent dans une même scène, lorsque l'éclairage est faible, ou qu'il y a peu de contraste, si la scène contient des objets minuscules et identiques qui se répètent avec régularité (grille), quand la lumière se réfléchit à la surface de l'eau.

Lorsque le sujet est décalé sur le côté de l'image, la mise au point automatique s'effectuant au centre peut conduire à de mauvais réglages. D'où l'intérêt des caméscopes Sony, par exemple, qui offrent une fonction de mesure ponctuelle (Spot focus), voire décalée par simple déplacement d'un repère sur l'image ou du doigt sur un écran LCD tactile. L'automatisme étant basé sur le contraste de l'image, vous avez certainement observé qu'en basse lumière ou sur des images peu contrastées, la mise au point variait sans cesse et n'arrivait pas à se stabiliser.

Ce phénomène est appelé pompage. Pour l'éviter, il faut pointer sur le sujet et dès que l'image est nette dans le viseur ou sur l'écran LCD, basculer en Manuel.

Certains caméscopes disposent d'une touche d'aide à la mise au point (Push auto chez Sony). En la pressant, vous activez temporairement la mise au point automatique et au relâchement elle se verrouille. Cette commande est plus rapide que la traditionnelle bague sur l'objectif bien que cette dernière soit très conviviale. Hélas, beaucoup de caméscopes obligent l'opérateur à faire appel à des menus déroulants et à des touches + et - peu pratiques. L'indication de distance de mise au point affiche la taille de l'intervalle entre la surface de l'objectif et le sujet.

Pour une mise au point manuelle très précise, il faut zoomer au maximum (plage optique uniquement) sur le sujet afin de réduire la profondeur de champ. Si votre appareil dispose d'un filtre neutre pour atténuer les fortes lumières, désactivez-le en faible luminosité car il diminue la sensibilité du caméscope et force le diaphragme à s'ouvrir.

Quelle est la différence entre balance des blancs et température de couleurs ?

Sur une caméra électronique, la balance des blancs sert à régler les valeurs des trois couleurs primaires rouges (R), jaune (Y) et Cian (C) à partir d'un blanc de référence (une feuille de papier réputée blanche par exemple).

Le problème est que, comme la couleur de la lumière solaire change continuellement, un objet blanc quelconque apparaît jaunâtre le matin et le soir, mais plutôt bleuté sous les nuages ou sous un ciel bleu l'après-midi.

C'est là qu'intervient la température de couleurs, exprimée en Kelvin (K), pour mesurer ces diverses dominantes colorées de lumière solaire selon l'heure du jour.

L'automatisme de la balance des blancs est généralement étalonné sur une température de couleurs de 5 600 K, correspondant au moment de la journée (zénith) où la lumière (donc le papier) est perçue comme réellement blanche. Il s'efforcera donc de toujours rééquilibrer la colorimétrie de l'image à cette valeur standard.

2. - La balance des blancs.

L’ouverture du diaphragme détermine la quantité de lumière introduite dans l'appareil à travers l'objectif mais en aucun cas sa qualité, traduite par la couleur, et réglée par la balance des blancs. En vidéo, comme en cinéma ou en photographie, on classe les sources d'éclairage en deux catégories : lumière du jour et lumière artificielle, avec une famille intermédiaire, celle des éclairages fluorescents. Chacune d'elles est caractérisée par sa température de couleur exprimée en degrés Kelvin (0 K).

La lumière artificielle (32000 K) correspond à une dominante rouge et celle de la lumière du jour (5500' K) équivaut à une lumière riche en bleu. Le physicien Maxwell a démontré que les trois couleurs primaires, rouge (R), vert (V) et bleu (B), permettaient de reconstituer toutes les couleurs visibles de l'arc-en-ciel, comme le blanc, selon la proportion de chacune d'entre elles. Le caméscope doit la donc doser ces trois teintes pour chaque type de lumière de telle manière que le blanc filmé soit bien blanc.

Notre œil réalise cette opération automatiquement et perçoit de la même manière une feuille de papier blanc, qu'elle soit éclairée par une lumière artificielle ou par le jour.

Sur un caméscope, quand une surface blanche filmée est reproduite en blanc sur l'écran du téléviseur, toutes les autres couleurs sont correctes, Les caméscopes effectuent cette opération automatiquement mais ils disposent de deux positions préréglées : Intérieur (ampoule) qui retient le rouge orangé et Extérieur (soleil) qui filtre le bleu. Parfois, on trouve sur quelques modèles (JVC, Canon) des valeurs intermédiaires correspondant à d'autres situations (nuages, éclairage fluorescent). L'intérêt d'utiliser une valeur fixe est le maintien de l'équilibre chromatique quelle que soit la variation de la lumière incidente. La difficulté survient lorsqu'on est confronté à des mélanges de lumière (soleil, halogène, fluo...) comme à l'intérieur près d'une fenêtre. Dans cette situation, il est recommandé de fermer les rideaux pour empêcher la lumière extérieure de pénétrer ou bien de faire appel au mode Automatique ou Manuel

La solution de base en mode Manuel consiste à viser une surface blanche éclairée par la lumière de la scène filmée ou à utiliser le bouchon de l'objectif s'il est doté d'une surface blanche translucide.

Cette balance des blancs doit être très précise quand on filme avec plusieurs caméscopes pour pouvoir ensuite mélanger les images.

Observez les visages reproduits à la télévision lors du passage d'une caméra à une autre.

Si la balance des blancs est bien réglée sur toutes les caméras, aucune variation de couleur ne doit apparaître.

3. - L’exposition.

Le réglage de l'exposition consiste à réguler la quantité de lumière qui pénètre dans l'appareil via l'objectif Il comporte un diaphragme (iris) qui peut s'ouvrir et se fermer automatiquement ou manuellement. Dans certains cas, on bénéficie d'outils d'aide au réglage. L'histogramme affiche la répartition de la lumière dans l'image.

La fonction Zébra à deux niveaux (70 et 100 IRE) insère des raies obliques sur les parties lumineuses dès qu'elles atteignent 70 % ou 100 % de la valeur maximum du signal vidéo normalisé. Le filtre neutre sert quand la lumière est trop forte pour être réduite uniquement par la fermeture du diaphragme.

En mode Automatique, on dispose aussi, sur certains modèles, de l'exposition automatique sélective (Spotmètre) permettant le réglage de l'exposition sur la zone de son choix.

Pour gérer le contre-jour, la fonction Backlight ouvre l’iris de l'objectif pour éclaircir le premier plan. En effet, un personnage placé sur un fond très éclairé sera reproduit très sombre car la mesure sera faite sur la partie claire, notamment si elle est dominante dans l'image.

Un conseil : quand vous êtes dans une situation de sous-exposition, il suffit de déplacer légèrement la caméra ou de zoomer sur l'élément principal pour qu'il soit mieux pris en compte par l'automatisme et active l'iris pour éclaircir l'image, de vous mettre en manuel et dé zoomer.

Par exemple, un intérieur avec de larges fenêtres nécessitera un cadrage judicieux pour occulter au maximum les parties claires de l'image. Sachez enfin qu'en mode Manuel, les variations d'ouverture de l'iris se font par paliers, ce qui se traduit par des changements de luminosité relativement visibles en reproduction, alors qu'avec le mode Automatique, ils sont beaucoup plus réguliers.

4. - L’obturation.

La vitesse d'obturation normale en vidéo est de 25 images/seconde (1/50 car 50 trames ou demi-images). Pour accroître la sensibilité du caméscope, on peut réduire cette vitesse c'est à dire laisser l'image exposée plus longtemps et donc améliorer sa sensibilité en faible lumière. On obtient une sorte de rémanence sur les mouvements. Ce principe est utilisé dans les programmes d'exposition automatique (AE) en Basse lumière et d'autres modes Nuit et SuperNuit, NightShot... Ils sont souvent associés à une fonction Infrarouge, donnant une image noir et blanc.

À l'inverse, l'augmentation de la vitesse d'obturation améliore la reproduction des contours dans les mouvements rapides. C'est ce qui se produit quand on active le mode AE en Sport...


Date de création : 18/01/2013 @ 12:17
Dernière modification : 08/11/2014 @ 14:25
Catégorie : Réussir ses images
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