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Cadrage - Les Règlages de l'image

Les caméscopes sont dotés de modes « programmes » qui proposent plusieurs solutions automatiques selon les conditions de prise de vue. Il est recommandé de sortir des programmes automatiques pour maîtriser totalement la prise de vue.
La balance des blancs correspond à la colorimétrie. L'exposition (ou luminosité) de l'image se règle grâce aux trois fonctions iris, diaphragme et shutter. Enfin le réglage focal concerne l'ajustement de la netteté de l'image.

 

La balance des blancs :

La fonction balance des blancs permet d'obtenir un rendu fidèle des couleurs, en étalonnant les capteurs du caméscope suivant le type de lumière. Il faut présenter une surface blanche devant l'objectif et activer l'étalonnage pour définir le blanc véritable (le blanc étant le mélange des couleurs primaires, il implique l'ajustement des autres couleurs).
Cette fonction propose généralement quatre types de réglages : automatique, préréglage intérieur, préréglage extérieur, et manuel.  

La balance ne peut se régler que pour un seul type d'éclairage à la fois.

Un changement radical d'ambiance lumineuse demande un nouvel étalonnage ; mais il ne faut pas non plus régler la balance à chaque nouveau plan, car la séquence risque de perdre son unité dans l'ambiance lumineuse. De même, il ne faut surtout pas régler la balance des blancs si l'on recherche un effet particulier, comme la lumière dorée d'un coucher de soleil.

Quand on passe de l’intérieur à l’extérieur (ou vice et versa) patienter 11 secondes pour que le  caméscope se règle, en mode automatique.

Il apparaît en fait que les deux préréglages intérieur/artificiel et extérieur/jour sont idéaux dans la plupart des situations. Le réglage manuel reste cependant indispensable dans les cas suivants : sujet à couleur dominante (ciel, mer, forêt…), très gros plan, éclairage fluorescent, scène très sombre, ou encore quand les conditions d'éclairage changent rapidement.

Le réglage manuel s'impose également en tournage multi-caméras, afin d'être sûr que les dominantes de couleurs sont identiques pour chacune des caméras, qui doivent restituer une unique ambiance pour une même scène.
La température de couleur peut enfin se modifier grâce à des filtres colorés placés devant les sources lumineuses du décor.

L'iris (ouverture du diaphragme) :
Pour ajuster l'exposition de l'image, il faut tout d'abord régler l'iris (c'est-à-dire l'ouverture du diaphragme, qui permet d'ajuster la luminance d'une image). En cas d'éclairage très réduit, choisir l'ouverture maximale, qui est de 1,6.

Cependant  la capacité d'ouverture est limitée en cas de fort zoom.
 

Le shutter (vitesse d'obturation ou temps de pose) :
Puis il faut régler le shutter (c'est-à-dire la vitesse d'obturation, qui permet d'ajuster la clarté d'une image). Le temps de pose (déterminé par la vitesse d'obturation) est le temps laissé à la caméra pour prendre une image. Il s'agit de fractions de secondes. Plus le chiffre est grand, plus le temps d'exposition est court. 

Le conseil de base se résume ainsi : si les objets sont en mouvements rapides, réduire le temps de pose (par exemple 1/1000) ; si l'objet est stable, privilégier des temps de pose plus importants (par exemple 1/50). Attention cependant car en dessous de 1/50 (et jusqu'à 1/6 ), l'animation est visiblement saccadée.
En vidéo, il est en effet préférable de rester dans des temps de pose importants même pour des objets en fort mouvement que de tenter à avoir l'objet sans aucun bougé. Car si on baisse le temps de pose, on obtient un mouvement plus saccadé ; si on garde des vitesses basses (donc de longs temps de pose), on a des images plus fluides. Pour se rendre compte de la différence de résultat, vous pouvez filmer un véhicule qui circule devant vous et roulant à vive allure ; suivez le véhicule pour le garder au centre de l'image en effectuant un simple panoramique, plusieurs fois de suite avec des réglages différents.

Le shutter affecte directement la luminosité d'une image. En jouant sur les deux paramètres iris et shutter, on peut donc retrouver deux combinaisons de réglages qui donnent à peu près la même exposition. En fait ce n'est qu'une apparence car ces facteurs agissent également sur la profondeur de champ et sur le bougé, indépendamment l'un de l'autre.

Des vitesses excessivement basses produisent un effet spécial, réalisable uniquement au moment de la prise de vue et pas au montage (chaque image laisse une trace sur le photogramme suivant, ce qui crée un effet « fantomatique »). D'autre part, une scène destinée à être ralentie au montage doit être tournée prioritairement avec une vitesse d'obturation maximum.
 

Le gain :
Enfin une bonne exposition demande l'ajustement du gain (qui permet d'augmenter artificiellement la luminance). Attention cependant car au-delà de 12 dB, le grain (effet de pixellisation, encore appelé bruit) est très apparent. Son utilisation pour un tournage de nuit est donc à limiter pour ne pas trop faire apparaître de bruit dans les zones les plus sombres.

Important : en cas de surexposition (phénomène courant en extérieur), il peut être nécessaire d'appliquer le filtre neutre (ou filtre gris)  (« ND Filter »). Certaines caméras en sont équipées d'office.

Le réglage focal :

La focale correspond au niveau de zoom utilisé, et affecte directement la netteté de l'image. Lors de la prise de vue la netteté de l'image est fondamentale, car contrairement à la colorimétrie par exemple, elle ne peut pas se corriger au montage.

La mise au point manuelle du focus :

La méthode générale de la mise au point manuelle, consiste à zoomer à fond, ajuster la netteté sur l'objet fixé, puis dézoomer. Toute la profondeur de champ alors couverte sera nette (excepté une éventuelle amorce).
Remarque : un appui tenu sur le bouton « Push AF » (AutoFocus) permet d'ajuster automatiquement la mise au point en une à deux secondes sur l'objet fixé, tout en étant en mode manuel.
Cette fonction peut s'avérer très efficace pour réaliser des flous/nets, c'est-à-dire un plan commençant flou puis devenant net, de façon automatique grâce à ce bouton push AF.

 

L'autofocus :
 

L'autofocus est à proscrire quasi systématiquement car il se dérègle facilement (il apparaît alors le phénomène de  « pompage ») : surexposition, sujets en mouvement, passage d'un élément au premier plan… De plus il consomme beaucoup sur la batterie.
Cependant il est préférable dans quelques situations particulières, par exemple lorsque l'on suit en plan serré un personnage en mouvement, ou quand on tourne un reportage où il faut suivre l'action imprévue rapidement.
Par contre la mise au point manuelle est indispensable dans les cas suivants : surface réfléchissante, derrière une vitre, sans grand contraste, scène sombre ou nocturne, sujets à distance très éloignée, bandes horizontales.

 

La profondeur de champ :

Contrairement à l'œil humain, un objectif est très sélectif et demande un habile réglage des lentilles pour rendre parfaitement nette une zone spécifique d'une image.
La profondeur de champ est la zone de netteté d'une image. Elle s'étend d'un tiers à l'avant du point de netteté parfaite, et de deux tiers à l'arrière. C'est une loi optique qui dépend de deux paramètres : la focale de l'objectif (zoom) et l'ouverture du diaphragme (iris).
Plus la focale de l'objectif est courte (aucun zoom) et plus le champ est large, et inversement on aura une faible profondeur de champ en utilisant des focales longues (c'est-à-dire zoom au maximum).
L'étendue de la profondeur de champ est, quant à elle, inversement proportionnelle à l'ouverture du diaphragme (iris) ; plus l'ouverture de l'objectif est importante, plus la profondeur de champ est réduite.
Le gros plan avec fond net est obtenu en utilisant une focale courte et un diaphragme élevé  de 11 ou 16.
Le gros plan avec fond flou est obtenu en utilisant une longue focale.  

Pour reproduire une profondeur de champ (surtout dans des films de fiction), il est donc nécessaire d'augmenter la vitesse (passer au 1/1000) ou d'utiliser un filtre gris (cette option est parfois directement accessible sur la caméra comme pour la CANON XL1, soit en achetant un filtre gris pour mettre devant l'objectif de votre caméra).

De façon générale en vidéo, la profondeur de champ est grande à cause de la sensibilité des capteurs CCD, ce qui rend souvent l'intégralité de l'image nette.

Le choix de la profondeur de champ est libre, mais il donne souvent un sens à la scène, selon que telle partie de l'image n'est qu'ambiance (préférer alors le flou) ou possède des détails importants (choisir ici le net).


Date de création : 07/07/2012 @ 14:53
Dernière modification : 10/06/2017 @ 18:31
Catégorie : Cadrage
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